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1Q84: Murakami sur le rivage…

1Q84

Une claque, un OVNI, une surprise totale !! Je savais que l’univers de ce roman (et celui de Murakami en général) était particulier mais je ne m’attendais pas à une telle fascination! J’avais déjà eu l’occasion de lire un roman de Murakami, « Kafka sur le rivage », que j’avais apprécié mais sans plus. Dans 1Q84, les mots de Murakami m’ont littéralement envoutés et j’ai eu la sensation très forte de me retrouver dans les personnages principaux : une tueuse de sang-froid et un romancier prof de math… qui l’eut cru?!! Je ne suis a priori pas la seule à avoir accroché avec cet univers puisque ce livre est présenté comme LE chef d’oeuvre de Murakami. Pourtant, je vous avoue que j’ai bien du mal à décortiquer les raisons concrètes de mon engouement pour ce livre. Malgré mon enthousiasme ce n’est pas un roman que je pense pouvoir recommander facilement car je sens bien que ce qui m’a transporté touche à l’intime, à quelque chose qui « raisonne » en moi sans vraiment être conscient et que par conséquent il est difficile voire impossible de savoir quel impact il pourra avoir sur quelqu’un d’autre. J’en ai un peu parlé autour de moi et les avis sont partagés: certains n’ont même pas terminé le premier tome lorsque d’autres, comme moi, ont dévoré les 3 tomes/pavés comme s’il s’agissait de 3 numéros inédits du journal de Mickey!

De quoi ça parle ?

Au Japon, en 1984.
C’est l’histoire de deux mondes, celui réel de 1984 et un monde parallèle tout aussi vivant, celui de 1Q84. Deux mondes imbriqués dans lesquels évoluent, en alternance, Aomamé et Tengo, 29 ans tous deux, qui ont fréquenté la même école lorsqu’ils avaient dix ans. A l’époque, les autres enfants se moquaient d’Aomamé à cause de son prénom, « Haricot de soja », et de l’appartenance de ses parents à la nouvelle religion des Témoins. Un jour, Tengo l’a défendue et Aomamé lui a serré la main. Un pacte secret conclu entre deux enfants, le signe d’un amour pur dont ils auront toujours la nostalgie.
En 1984, chacun mène sa vie, ses amours, ses activités.
Tueuse professionnelle, Aomamé se croit investie d’une mission : exécuter les hommes qui ont fait violence aux femmes. Aomamé a aussi une particularité : la faculté innée de retenir quantité de faits, d’événements, de dates en rapport avec l’Histoire.
Tengo est un génie des maths, apprenti-écrivain et nègre pour un éditeur qui lui demande de réécrire l’autobiographie d’une jeune fille échappée de la secte des Précurseurs. Il est aussi régulièrement pris de malaises lors desquels il revoit une scène dont il a été témoin à l’âge d’un an et demi.
Les deux jeunes gens sont destinés à se retrouver mais où ? Quand ? En 1984 ? Dans 1Q84 ? Dans cette vie ? Dans la mort ?

J’ai trouvé ce roman unique, beau, poétique, plein de sensibilité au monde qui nous entoure et qui respire a son propre rythme. Une perception de la réalité qui réconcilie le monde visible et invisible avec tout ce que cela génère de peurs et de ravissement. 1Q84 est un roman qu’il faut lire avec son cœur plutôt qu’avec sa tête. Pour entrer dans cette réalité modifiée, il faut se laisser porter par l’espace qui existe malgré nous entre le possible et l’impossible, sans juger. Murakami a réussi à me transporter littéralement dans cet autre monde au point de voir ma propre réalité avec un œil nouveau… N’est-ce pas cela la magie des grands romans?!


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2 réflexions sur “1Q84: Murakami sur le rivage…

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